Les Nocturnes de la Chambre d’Amour reviennent les 3 et 4 juillet. Face à l’océan, […]
Les Nocturnes de la Chambre d’Amour reviennent les 3 et 4 juillet. Face à l’océan, ce festival gratuit enchante le jardin de la grotte de la Chambre d’Amour. L’un des artistes, Charlie Winston, le plus français des chanteurs britanniques, a répondu cash à nos questions.
Auteur-compositeur-interprète folk, blues et pop rock, Charlie Winston n’a plus rien à prouver en France. Depuis le tube Like a Hobo en 2009, il n’a cessé de conquérir les cœurs. Son dernier album, Love Isn’t Easy, explore les différentes facettes de l’amour et c’est dans cet élan qu’il posera ses valises à Anglet cet été. Rencontre avec un artiste aussi attachant sur scène que dans la vie.
Anglet, ça vous évoque quoi avant d’y poser le pied ?
Charlie Winston : Je ne connais pas très bien la ville, mais j’ai des amis qui y vont chaque année pour surfer et qui m’en parlent. Les vagues, l’ambiance, la lumière du soir sur l’océan… Ils ont l’air d’y être tellement bien que j’ai parfois l’impression d’y être déjà allé ! La bonne nouvelle, c’est qu’ils seront au festival. Ce sera une belle occasion de comprendre enfin pourquoi ils en sont si fous. Et comparé à la Côte d’Azur où j’habite, j’ai l’impression que c’est beaucoup plus reposant.
Charlie Winston face à l’océan, sur la scène de la Chambre d’Amour… Vous vous y voyez?
C.W. : Oui, et franchement, une scène sur la plage, face à l’Atlantique, en pleine nuit d’été… c’est le genre de cadre dont on rêve en tant qu’artiste. La musique et la nature, quand elles se rencontrent comme ça, il se passe toujours quelque chose de particulier dans le public — et sur scène aussi. Honnêtement, ça a l’air magnifique.
Vous allez jouer quoi ? Uniquement le nouvel album ou on aura droit aux classiques ?
C.W. : Ce sera un mélange de neuf et d’ancien. Love Isn’t Easy est un album à la fois organique et vibrant, porté par l’humour, l’émotion et une belle énergie collective, et j’ai très envie de le faire vivre sur scène. Mais je sais aussi que les gens attendent certaines chansons qui les accompagnent depuis des années, et ce serait un peu cruel de les priver de ça.
Saviez-vous que votre ami Vianney, avec qui vous avez collaboré, a joué aux Nocturnes ?
C.W. : Non, je ne savais pas ! C’est drôle, il ne m’en a jamais parlé. Je lui demanderai ce qu’il en a pensé — et peut-être quelques bons plans sur la région.
Il avait même pris un cours de surf pendant son séjour. Vous ferez pareil ?
C.W. : Absolument oui ! Et puis, si Vianney l’a fait, je ne vais pas me dégonfler. Ce serait une belle façon de découvrir Anglet autrement qu’avec une guitare à la main.
Si vous pouviez inviter un artiste, vivant ou non, à partager la scène, ça serait avec qui ?
C.W. : Stevie Wonder. Sans hésitation. C’est l’une des plus grandes voix de tous les temps, un musicien d’une générosité et d’une joie absolues. Je crois que sa musique et un coucher de soleil sur l’Atlantique, ce serait quelque chose d’assez inoubliable.
Un rituel avant de monter sur scène ?
C.W. : un échauffement vocal, toujours. C’est indispensable, la voix est notre instrument principal et on n’en prend pas soin assez souvent. Et ensuite, un shot de rhum ou de whisky avec le groupe. C’est notre façon de se retrouver, de marquer le moment avant de basculer vers le public. Ce petit rituel, c’est presque une façon de se dire qu’on est prêts — et que quoi qu’il arrive sur scène, on y va ensemble.
L’anecdote de festival la plus improbable que vous ayez vécue ?
C.W. : Lors de ma dernière tournée, j’ai débarqué dans un festival et je suis allé directement aux loges avant que mon tour manager ait eu le temps de se renseigner. J’ai croisé une personne du staff et je lui ai dit : « Bonjour, je m’appelle Charlie et je cherche ma loge. » Elle m’a conduit… dans la loge de Charlie, la chanteuse du groupe Texas. C’était un peu gênant quand elle est arrivée et m’a trouvé installé chez elle.
Vous avez un objet fétiche en tournée ?
C.W. : Ma brosse à dents et mon passeport. Je sais, ce n’est pas très rock’n’roll… Mais quand vous avez déjà raté un vol parce que vous aviez oublié votre passeport, ou passé une semaine en tournée sans brosse à dents, vous comprenez vite ce qui compte vraiment dans la vie
Et votre chapeau iconique ? On vous verra avec aux Nocturnes ?
C.W. : Mon père l’a oublié dans un bus à Londres. Je ne l’ai jamais revu. Ce chapeau était devenu tellement associé à mon image que sa disparition a été… disons… remarquée. Mais la vie continue, et la musique aussi — avec ou sans chapeau.
(📸Jean de Blignières)