À deux pas de la plage des Sables d’Or, Alfred et Gaspard ont imaginé un […]
À deux pas de la plage des Sables d’Or, Alfred et Gaspard ont imaginé un café où les viennoiseries sont faites maison et où l’on vient autant pour l’accueil que pour le café. Une adresse déjà adoptée par le quartier.
À première vue, rien ne prédestinait Alfred et Gaspard à ouvrir un café ensemble. L’aîné, Gaspard, est boulanger depuis douze ans. Le plus jeune, Alfred, suivait des études de médecine lorsqu’il est venu donner un coup de main à son frère dans sa boulangerie bordelaise. « Je devais rester quelques semaines. Finalement, je suis resté cinq mois et je suis tombé amoureux du métier », raconte Alfred. Séduit par la créativité, le contact avec les clients et le travail d’équipe, il choisit de tourner la page de la médecine pour se lancer dans cette aventure familiale.
Attirés sur la Côte basque par leur sœur, les deux frères cherchent alors un lieu où concrétiser leur projet. Lorsqu’ils découvrent ce local face aux Sables d’Or, ils n’hésitent pas.
La viennoiserie comme signature
Ouvert depuis le 21 mars, Plouf Café n’est ni une boulangerie traditionnelle ni un salon de thé. Le concept est volontairement simple : un café chaleureux où les viennoiseries et les brioches maison tiennent la vedette. « On voulait un lieu doux, cocooning, où l’on prend le temps », explique Gaspard. Croissants, brioches à l’huile d’olive, créations feuilletées sucrées et salées… ici, tout est fabriqué sur place.
Demain, les deux frères souhaitent même proposer un véritable bar à croissants, avec des recettes sucrées et salées. Le nom s’est imposé comme une évidence. « Plouf, c’est le plongeon dans l’océan, mais aussi le morceau de sucre qui tombe dans le café. C’est un mot simple, que tout le monde comprend, quel que soit son âge ou sa langue. »
Trouver sa place
Avant d’ouvrir, Alfred et Gaspard avaient déjà suscité la curiosité de centaines d’abonnés sur les réseaux sociaux. Mais entre les travaux réalisés en grande partie eux-mêmes et la fatigue accumulée, les débuts n’ont pas été de tout repos. Après une première journée d’ouverture, ils ferment même vingt-quatre heures pour reprendre leur souffle. « On est allés marcher en forêt. On avait besoin de se poser avant de repartir sur de bonnes bases. » Depuis, les recettes s’affinent, la carte s’est volontairement resserrée et chacun trouve progressivement ses habitudes.
Un café qui rassemble
Leur plus grande réussite ne se mesure pourtant pas en nombre de cafés servis. « Ce qui nous rend le plus heureux, c’est de voir les gens revenir. Certains voisins passent tous les jours, les commerçants aussi. On a vraiment l’impression de faire partie du quartier. » À la Chambre d’Amour, les deux frères ont pris le temps d’aller rencontrer chacun de leurs voisins. Une démarche qui porte ses fruits : les commerçants se recommandent mutuellement et cultivent un véritable esprit de complémentarité.

Les retours des clients sont également très encourageants, aussi bien sur place que sur les réseaux sociaux. Les commentaires saluent autant la qualité des viennoiseries que l’accueil et l’atmosphère du lieu. Une clientèle d’habitués s’est déjà constituée, à l’image de ce couple de retraités qui, après avoir découvert le café par hasard, est devenu un rendez-vous quotidien. « Nous avons été très bien accueillis ici. À notre tour de bien accueillir les autres. » Pour l’instant, Alfred et Gaspard souhaitent continuer à faire grandir leur jeune établissement et à affiner leur concept.
Le Plouf Café , c’est une halte gourmande face à l’océan, un lieu où l’on prend le temps de discuter, de se retrouver… et de faire un petit plouf dans la journée.