Derrière chaque matière se cache un geste, un savoir-faire, une histoire. À la Maison Zabaldu, […]
Derrière chaque matière se cache un geste, un savoir-faire, une histoire. À la Maison Zabaldu, les artisans d’art ouvrent les portes de leurs univers. Aujourd’hui, rencontre avec Hélène Chapelard.
Dentelles délicates, satin lumineux, étoffes précieuses… Dans l’atelier d’Hélène Chapelard, chaque matière promet une nouvelle aventure. Formée à la couture en 2008, elle commence par créer une ligne de prêt-à-porter. Mais en 2021, elle décide de changer de cap pour se consacrer aux robes de mariée.
Un défi à la hauteur de son envie de se renouveler : les tissus sont plus fragiles, les techniques plus exigeantes et chaque détail compte. « Même quand on adore ce qu’on fait, on peut s’ennuyer », confie-t-elle. Alors, pour continuer à apprendre et à se dépasser, elle choisit cet univers où la créativité n’a pas de limites. Ce qu’elle recherche ? L’audace, celle qui pousse à essayer, à modifier, à recommencer jusqu’à trouver la bonne forme.
Chaque robe, une histoire unique
Chez Hélène, pas question de reproduire mécaniquement un modèle. Elle présente une collection qui sert de point de départ, puis imagine avec chaque cliente une robe qui lui ressemble. Ses inspirations, sa morphologie, le lieu du mariage : tout entre en ligne de compte. Après le premier rendez-vous, elle dessine, établit un devis et commence à travailler sur un patron. Pour le buste, elle réalise souvent un prototype en tissu qu’elle ajuste directement sur la cliente. « Il m’arrive même de dessiner et de découper le décolleté à même celle-ci pour trouver la ligne parfaite avant de passer à l’étoffe définitive ».
Hélène affectionne aussi les pièces amovibles : manches détachables, bustier séparé de la jupe, traîne que l’on ajoute ou retire… Une manière de faire évoluer la tenue et de pouvoir reporter certaines pièces. Elle réalise entre 20 et 25 robes par an et travaille déjà sur les commandes de 2027.
La précision du moindre détail
Ce qui la passionne, c’est de partir de rien pour donner naissance à une silhouette. Le dessin et le patronage comptent parmi ses gestes préférés. Mais elle aime tout autant rechercher le tissu idéal, multiplier les essayages et peaufiner les finitions. « Tant que le résultat ne me satisfait pas, je reprends mon ouvrage ».
Son travail ne s’arrête pas à la robe. Brodeuse, elle personnalise également les voiles, jusqu’à y inscrire parfois quelques mots choisis par la mariée. Elle imagine aussi des accessoires pour compléter la tenue. Autant de détails qui transforment une création en une pièce profondément personnelle.
Le sourire comme récompense
À la Maison Zabaldu, où elle a choisi de s’installer pour ne pas travailler seule, Hélène trouve l’émulation et les échanges qui nourrissent son inspiration. Elle apprécie aussi le lien privilégié avec ses clientes, une relation intime dans laquelle se construit peu à peu un projet commun. Car au-delà de la technique, son métier consiste à donner corps à un rêve. « Le plus important, c’est de créer une émotion. »
Et le meilleur moment de sa journée ? Lorsque sa cliente enfile sa robe pour la première fois et que son visage s’illumine. Le sourire qui apparaît alors lui confirme qu’elle a bien travaillé. Faire rêver, transmettre son savoir-faire et permettre à chacune de se sentir pleinement elle-même : pour Hélène Chapelard, la plus belle des créations est celle qui fait naître un « waouh », et parfois une larme sur le visage de la maman.
Pour info
Maison CHRISSAFIS – Hélène Chapelard
Site internet
Instagram @lna_chrissafis
Maison Zabaldu
12 allée Mouesca Anglet
Site internet