Douceurs d’antan et secrets de cacao : les seniors conquis par le Musée du chocolat Puyodebat

Ici ça bouge Sénior

13 juillet 2026 4 min

BALADE DE PRINTEMPS, EPISODE 2. Après l’escapade fraîcheur bienvenue dans le cadre verdoyant du jardin des Thermes, la deuxième visite a mené les aînés angloys au cœur de la Chocolaterie Puyodebat à Cambo-les-Bains. Un voyage dans le temps entre effluves de cacao, histoire locale et savoir-faire artisanal.

Pour cette étape gourmande, les participants ont été répartis en deux groupes distincts : les « foulards bleus » et les « foulards jaunes », chacun encadré par un guide dédié. L’un des groupes, guidé par Monsieur Puyodebat, ont découvert le musée raconté par un passionné. Chineur infatigable et grand collectionneur, le maître des lieux a ouvert les portes de son univers avec un dynamisme et un enthousiasme qui ont immédiatement captivé son auditoire.

Bayonne et Cambo : une histoire de chocolat et de contrebande

La visite débute par une riche immersion historique, illustrée par une multitude d’affiches publicitaires d’époque et d’objets d’antan que Monsieur Puyodebat a chinés au fil des décennies. L’occasion de rappeler le rôle primordial du Pays Basque dans l’introduction du chocolat en France : le quartier Saint-Esprit à Bayonne en devint la véritable capitale nationale, comptant autrefois jusqu’à 60 fabriques, dont 24 pour la seule ville de Bayonne. La plus importante d’entre elles restera la célèbre maison Fagalde.

Le récit voyage ensuite dans le temps et l’espace pour s’arrêter à Cambo-les-Bains, où la chocolaterie Puyodebat s’est installée en 2008. Monsieur Puyodebat égrène avec malice les noms des grands artisans chocolatiers d’autrefois, comme Negeloua ou Orona, et rappelle que l’actuelle tannerie Carriat abritait elle aussi un chocolatier à ses débuts. Une figure locale marque particulièrement les esprits : Monsieur Harispe, à la fois chocolatier de talent, contrebandier notoire et ancien maire de Cambo-les-Bains, témoigne d’une époque où le commerce du cacao flirtait joyeusement avec les sentiers de la frontière.

Les seniors sont emballés, à l’image de Nicole : « C’est la première fois que je viens. Il a une collection formidable de tasses, la visite guidée est vraiment très intéressante. Je n’hésiterai pas une seconde à participer de nouveau à cette balade de printemps ! »

Dans les entrailles du musée

Après les récits historiques, le guide ouvre les portes des galeries intérieures de son musée. Derrière les vitrines impeccables se dévoile le trésor d’une vie de recherches : des dizaines de chocolatières et de précieuses tasses à moustaches, conçues autrefois pour protéger la pilosité de ces messieurs des projections de mousse. « J’adore les boîtes, leurs boîtes anciennes sont tout simplement magnifiques », confie l’une des participantes avec des yeux d’enfant face à ses pièces de collection.

Une dégustation fort en chocolat

Le point d’orgue de la visite se déroule dans un petit amphithéâtre en arc de cercle. Les seniors écoutent le chocolatier conter ses fèves et sa philosophie avant de passer à la pratique. Chez les Puyodebat, il n’y a pas de place pour les matières grasses végétales comme l’huile de palme ou le soja : le beurre de cacao est roi. Monsieur Puyodebat orchestre une dégustation comparative de grands crus qui éveille les papilles et suscite de joyeux « Oh, que c’est bon ! » dans les rangs :

  • le 99%, un chocolat d’une puissance extrême, contenant seulement 1% de beurre de cacao ajouté. Un produit très recherché par les amateurs de noir amer intense, les cuisinières et les personnes diabétiques.
  • Le 85% (Origine Venezuela) : Conçu uniquement avec du beurre de cacao pur. 
  • Le 75% (Origine Guatemala) 
  • Le 72% (Origine République Dominicaine) 

Un public conquis et enthousiaste

À la sortie du musée, alors que le groupe se presse dans la boutique pour prolonger le plaisir, les retours sont unanimes. Françoise retient la beauté du lieu : « Le musée c’était très beau, ça s’est modernisé. Les chocolats étaient excellents et copieux ». Pour Jacques, venu sur les conseils avisés de sa cousine habituée de l’événement, c’est une révélation : « Je suis totalement conquis. J’apprécie énormément ces moments culturels et le programme est particulièrement bien ficelé. Mon seul petit regret est que j’aurais aimé rester encore plus longtemps dans le musée tellement c’était intéressant ! »

Cette deuxième escale de la Balade de Printemps s’achève sur des notes sucrées juste avant la pause repas au restaurant Ur Hegian.

Rendez-vous dans notre prochain épisode pour suivre la suite des aventures des seniors d’Anglet !

Le musée du chocolat en image

par Alexandra Partager