Peio Larralde, de retour à Anglet pour défendre son titre
Vainqueur 2025, le champion de France de pelote à main nue, Peio Larralde revient à Anglet du 7 au 13 mai pour le tournoi Pilotarienak. Il incarne une pelote basque exigeante, portée par la passion, le mental et ses racines. Portrait.
À Hasparren, où il a grandi, la pelote basque est une évidence. « J’ai commencé grâce à mes parents, mais surtout parce que mes copains y allaient », raconte Peio Larralde. Inscrit très jeune au club Noizbait, à Hasparren, il découvre avant tout « le plaisir de se retrouver ». Les entraînements du mercredi deviennent vite « une parenthèse dans la semaine », faite de rires et d’insouciance. Rien ne le prédestinait pourtant au haut niveau : « Je n’avais pas de joueur professionnel dans ma famille. » Mais la passion, elle, s’installe durablement.
Le goût du défi et de la victoire
Très vite, les résultats arrivent. Et avec eux, l’envie d’aller plus loin. « Gagner, c’est grisant », confie-t-il simplement. Naturellement, il s’oriente vers la main nue, « sans vraiment se poser de questions », suivant là encore ses amis. Aujourd’hui professionnel, il revendique un jeu « offensif, tourné vers l’attaque », où l’engagement est total. Mais au-delà du talent, il insiste sur une qualité essentielle : « Le mental fait la différence. À ce niveau, tout le monde est bon. Ce qui compte, c’est de ne jamais rien lâcher. »
Anglet, un rêve d’enfant devenu réalité
Sa victoire au tournoi Pilotarienak en 2025 revêt une saveur particulière. « C’est le premier tournoi de la saison, il donne une vraie confiance pour la suite. » Mais surtout, Anglet réveille des souvenirs. « Petit, mes parents m’y amenaient. Aujourd’hui, y jouer et gagner, c’est un rêve d’enfant qui se réalise. » Dans ce beau trinquet de verre et devant un public « familial et connaisseur », Peio trouve une atmosphère unique. « Sans le public, le sport n’existe pas. C’est le poumon. »
Une exigence de tous les instants
Derrière la simplicité du discours, le quotidien est rigoureux : préparation physique, soins des mains, pansements minutieux, entraînements quotidiens. « C’est un sport dur, exigeant. » Les épreuves ne manquent pas non plus. « Il y a eu des défaites, des petites blessures… Mais j’analyse, je travaille, et je repars. » En parallèle, Peio mène une vie professionnelle au sein du groupe Lauak, dans la logistique entre France et Portugal. Un équilibre essentiel pour celui qui garde les pieds sur terre.
Une identité profondément basque
« Être basque, c’est un état d’esprit », affirme-t-il. Attaché à la langue comme aux traditions, il voit dans la pelote une continuité culturelle. « Ce sont des sports exigeants, comme le rugby ou la force basque. » S’il croit en l’avenir de la discipline, il pointe un défi : retenir les jeunes. « À l’adolescence, certains arrêtent. Il faut peut-être renforcer l’esprit collectif, jouer pour son village, ses copains. »
Simplicité et horizon dégagé
En dehors des terrains, Peio Larralde cultive la discrétion. « Je suis quelqu’un de simple, tranquille. » Entre mer et montagne, il se ressource dans la nature, entouré des siens. Fraîchement marié, il aborde une nouvelle étape de vie avec la même sérénité. Et garde un objectif clair : « Rester en bonne santé et jouer le plus longtemps possible. » À l’approche d’une nouvelle édition à Anglet, l’envie est intacte. Comme un fil rouge depuis ses débuts : jouer, partager… et ne jamais rien lâcher !
Pour info
Tournoi Pilotarienak 2026
Trinquet de Verre Haïtz Pean
24 promenade du Parc Belay, Anglet
Office de Tourisme et de Loisirs d’Anglet +33 5 59 03 77 01
Dates 07/05 et 13/05/2026
Réservations Pilotarienak Anglet : tournoi de pelote à Anglet – pelote basque à main nue