Semaine Bleue : s’initier aux « gestes qui sauvent »
Dans le cadre de la Semaine Bleue, une quinzaine de participants a assisté à un atelier pratique consacré aux « gestes qui sauvent ». Animé par Vincent, sapeur-pompier au SDIS d’Anglet, cet apprentissage a rencontré un vif succès auprès de séniors attentifs et impliqués.
Au sein de la salle Ansbach à la Maison pour tous, ce vendredi matin, les séniors avaient rendez-vous avec Vincent, pompier au SDIS d’Anglet venu leur enseigner les gestes qui sauvent. Après des explications théoriques, place à la pratique. Les participants doivent pratiquer la compression directe sur une victime blessée au niveau de l’avant-bras. L’intervenant précise qu’en cas de besoin, si la victime le peut, elle peut exercer elle-même cette pression. Viennent ensuite les étapes indispensables : allonger la victime sur le dos, puis alerter les secours.
Du garrot à la PLS : des gestes techniques mais accessibles
L’exercice se poursuit avec l’apprentissage du garrot, au niveau des bras et des jambes. La victime doit toujours être allongée. Avec un simple lien et une barre, tout le monde se prend au jeu. L’atmosphère est à la fois conviviale et studieuse.
Parmi les participants, Navette, infirmière et titulaire d’un diplôme de secouriste depuis plus de 40 ans (obtenu en 1961), confie : « Je n’ai jamais fait de garrot. De mon temps, on e nous apprenait pas ce geste.» Une autre participante résume le sentiment général face à la technique : « C’est un peu compliqué de tout faire. »
Pourtant, tous retiennent l’essentiel : « Le plus important, c’est de faire arrêter le saignement », en serrant jusqu’à ce que l’hémorragie cesse. Durant les explications de Vincent, certains prennent des notes : « Il y a tellement d’informations à retenir que je consigne tout dans mon carnet », confie Monique. Après un point sur la gestion des plaies, l’atelier aborde la perte de connaissance.
Face à une victime qui ne répond pas, la consigne est claire : lui parler et la stimuler. « Stimuler la victime, c’est très important », insiste le pompier pour savoir si elle est vivante ou inanimée et vérifier si elle respire. C’est à ce moment précis qu’il faut placer la victime en Position Latérale de Sécurité (PLS). L’intervenant en fait la démonstration. Si les participants possèdent déjà quelques connaissances, la plupart découvrent cet exercice pour la première fois et le trouvent intéressant.
Une formation qui évolue avec le temps
L’atelier est aussi l’occasion de constater les évolutions des techniques de secours. À la question d’une dame : « Autrefois, on faisait du bouche-à-bouche ? », l’intervenant confirme et explique qu’aujourd’hui ce n’est plus d’actualité. Une participante apprécie cette mise à niveau : « Je trouve vraiment très bien de nous proposer ce genre d’atelier car les choses évoluent. Les secours ont beaucoup changé. »
Fabienne, qui avait déjà suivi la formation il y a deux ans à Anglet dans le cadre de son travail, témoigne de l’importance de ces piqûres de rappel : « C’est important de le faire tous les deux ans. » Tous saluent la qualité de l’intervention. Avoir un pompier pour formateur est « rassurant. De plus, il est posé et explique très bien ». Plusieurs participants apprécient que la mairie propose ce type d’initiative.
L’arrêt cardiaque et la chaîne de survie
Le module se conclut par la prise en charge d’un arrêt cardiaque et le rappel de la chaîne de survie : alerter (appeler le 15), masser, défibriller. L’intervenant rappelle qu’on ne pratique plus d’insufflation, et qu’appeler le 15 permet avant tout d’obtenir un avis médical précieux.
Très intéressés, les participants ont multiplié les questions tout au long de cette session, et repartent sans doute mieux armés pour faire face à une situation d’urgence.