Des ailes et des rêves : quand des pilotes inspirent les jeunes Angloys

Ici ça bouge Jeunesse

9 mars 2026 3 min

Intimidés mais captivés, les ados de l’Espace Jeunes ont découvert que les carrières aéronautiques ne sont pas réservées à une élite. Une soirée pour donner des ailes.

Mercredi soir, une quinzaine d’adolescents se sont retrouvés à l’Espace Jeunes pour échanger avec trois membres de l’Armée de l’air et de l’espace. Parmi eux, le général Gaviard, aujourd’hui à la retraite, et le colonel Clément Racine, toujours en activité, qui a fait partie de la Patrouille de France entre 2017 et 2019.

Le BIA, un premier pas vers les métiers de l’aéronautique

Entre passion partagée et conseils de carrière, cette rencontre a ouvert de nouveaux horizons aux jeunes de la ville attirés par l’aéronautique.
Dans l’assemblée, plusieurs profils. Certains fréquentent l’Espace Jeunes, d’autres sont inscrits au BIA comme Théo et Maxance, élèves de seconde au lycée Cassin ou encore Valentin et Maxime, lycéens à Cantau. Des collégiens étaient également présents : des élèves d’Endarra, de Stella Maris ou encore de Saint-Bernard, un établissement bayonnais.

Leurs parcours diffèrent, mais ils ont tous un point commun : une attirance pour l’aéronautique. Maxime rêve de devenir pilote de ligne, Théo se projette ingénieur, tandis que Maxance hésite encore entre cockpit et bureau d’études.

Intimidation face à trois figures de l’aérien

Face à eux, le général Gaviard prend la parole. Le silence dans la salle sans doute de l’intimidation ressentie par ces jeunes devant trois figures de l’aéronautique militaire. Le général le sait et souhaite, précisément, lever ce sentiment d’inaccessibilité. Il insiste : s’ils sont là, c’est pour susciter des vocations, montrer que ces parcours, qu’on imagine réservés à quelques privilégiés, sont ouverts à tous ceux qui s’en donnent les moyens.

Membre de la Patrouille de France

Il présente ensuite le colonel Clément Racine, entré à l’École de l’air en 2005, passé par la Patrouille de France une douzaine d’années plus tard. En combinaison de pilote, il raconte avec enthousiasme ce qui le porte depuis toutes ces années. La passion, expliquent-ils, naît parfois d’un simple passage de la Patrouille de France au-dessus d’une plage, parfois d’une séance de cinéma. Pour d’autres, la passion a grandi plus tard, lorsqu’ils ont côtoyé leur promotion. Et à partir de ce jour-là, la passion ne les a plus quittés.

Savoir saisir les opportunités

Le général Gaviard insiste : « Nous sommes arrivés là parce que nous le voulions vraiment. » Le colonel Racine complète en rappelant qu’aucun d’eux n’a eu un parcours linéaire : « Certains qui ont intégré l’École de l’air n’avaient même pas le bac. Tout le monde peut y arriver. Il faut savoir saisir les opportunités. »

L’importance de la promotion

Encouragés par cette sincérité, quelques jeunes osent poser des questions. Léo, en classe de quatrième, hésite entre devenir pilote d’hélicoptère ou pilote d’avion. Le colonel lui rappelle que l’engagement militaire repose d’abord sur l’idée de servir son pays. Puis, Thibault se lance et demande si l’envie peut parfois s’estomper. Le colonel ne cache pas que la formation comporte des moments difficiles, des périodes de stagnation ou de doute. Mais il souligne la force du collectif : « La promotion vous relève toujours. La cohésion est essentielle. »

Offrir aux adolescents des expériences fortes

La soirée s’est prolongée autour de pizzas avant que le groupe ne prenne la direction de MonCiné pour assister à la projection du film Athos, au cœur de la Patrouille de France, suivie d’un échange avec les pilotes.
Une soirée intense et riche qui témoigne une fois de plus de l’investissement de l’équipe de l’Espace Jeunes pour offrir aux adolescents des expériences fortes, susceptibles de nourrir leurs ambitions et de révéler des vocations.

par Alexandra Partager