Angeluko Kabalkada : quand Anglet se rassemble et vibre à l’unisson
Vingt-quatre ans après la dernière Kabalkada, 300 acteurs s’apprêtent à faire vibrer Anglet. Pour Patxi et Elorri Amulet, l’enjeu dépasse le spectacle : créer du lien, transmettre et faire vivre une culture commune.
Ils ont tous les deux commencé la danse à sept ans, au groupe de danse d’Anglet, où ils se sont rencontrés. Lui est musicien ; elle est infirmière et danseuse. Pour les 60 ans d’Angeluarrak, avec l’ensemble des membres du groupe, ils ont choisi de relancer une Kabalkada. « La danse est un mouvement permanent. Elle évolue avec son époque. La Kabalkada permet aussi de montrer ces évolutions et de rassembler les gens du village », explique Elorri.

Les kashkarots en répétition
Ils ont fait appel aux membres et anciens membres du groupe, aux habitants et anciens habitants d’Anglet, mais aussi aux associations de la ville. Résultat : 300 participants, dont 200 danseurs, de 16 à 85 ans. « L’idée était de rassembler toutes les personnes qui font ou ont fait vivre Anglet », résume Patxi.
Créer du lien
L’ampleur du projet est apparue dès les premières inscriptions pour la Kabalkada de Septembre, mais également avec les 400 élèves, du CP à la terminale, réunis pour une action de transmission majeure : la Kabalkada des enfants en Juin. « Les gens avaient envie de se retrouver, de créer du lien et de se rapprocher aussi de l’Euskara », analyse Patxi. Basques et non-locuteurs partagent ainsi une culture commune. Les uns retrouvent le plaisir de parler leur langue, les autres découvrent des mots et une identité qui leur devient familière.

200 danseurs à coordonner
Ce projet est également vecteur d’interaction et d’intégration sociale. Des familles entières, d’Anglet ou d’ailleurs, se sont investies. « Elles ont ainsi trouvé leur place dans la vie angloye », souligne Elorri.
Un serment et beaucoup d’émotion
Le Zinegite Eguna, trois mois après le début des répétitions, reste l’un des moments les plus forts. Tous les participants ont été réunis pour prêter serment. Appelés un à un, ils sont passés sous le makila d’un des fondateurs du groupe avant de rejoindre une Soka, une grande chaîne. Trois engagements les liaient : aller jusqu’au bout, garder le secret et se défendre les uns les autres.

Les couturières de la Kalbalkada
Danse, théâtre, musique vivante et satire s’entremêleront durant trois heures. 27 couturières ont également travaillé sur les costumes, dont celui du Bolant. « Mais nous sommes encore tenus au secret ! », sourit Elorri.
Passer le relais
Créée spécialement pour les 60 ans et la Kabalkada, l’association Angeluko Kabalkada, disparaîtra après les deux représentations. « C’est le projet de notre génération de trentenaires. Nous voulons transmettre le relais de cet événement hors normes à ceux qui viendront après nous», explique Patxi.
Leur souhait ? Que cette aventure laisse une empreinte. « Nous aimerions que les Angloys repartent avec la fierté d’être Angloys et la conviction que la langue basque fait partie d’Anglet. » Et à tous ceux qui se sont engagés dans cette aventure, leur plus beau mot reste : « Milesker. »
En pratique
Angeluko Kabalkada, deux rendez-vous incontournables !
- à Hardoy le dimanche 20 septembre à 16h30
- à l’esplanade du Quintaou le samedi 26 septembre à 16h30Entrée 15 € / Moins de 6 ans gratuit
Restauration sur placeBilletterie auprès de l’Office de Tourisme d’Anglet, Elkar à Bayonne ou La Royale à Anglet
ou sur le site Hello Asso Hâtez-vous, les places sont déjà au 2/3 vendues !!