Au royaume du silence, le confinement est roi

Ça se passe en ville

18 mars 2025 2 min

Vous vous souvenez du confinement ? Cette époque étrange où notre quotidien oscillait entre cours de yoga sur Zoom, pain fait maison et applaudissements à la fenêtre à 20 heures. Une période où l’humanité a découvert les joies (ou pas) du télétravail en pyjama. Les Angloys, comme tous les Français, ont vécu cette drôle d’époque, sortie tout droit d’un film de sciences fiction.

Mars 2020. On nous annonce qu’on doit rester chez nous pour « deux semaines ». Deux semaines qui sont devenues un mois, puis deux, puis une éternité où nos voisins sont devenus nos seuls semblants d’interactions sociales à qui on faisait coucou de la fenêtre ou du balcon.
Pour continuer à avoir une vie sociale, les apéros zoom sont nés.

Les joies de la cuisine maison

Coincé à la maison, il fallait s’occuper. Tout le monde s’est pris de passion pour le levain. Les photos de pains gonflés comme des ballons de foot ont envahi les réseaux sociaux. Qui aurait cru que la farine deviendrait une denrée plus rare que l’or ? On a aussi redécouvert les joies de la cuisine maison… avant de saturer et de commander des plats à emporter aux restaurateurs.

Le télétravail, parlons-en. Cette invention magique où l’on prétend être productif tout en regardant des vidéos de chats. Les réunions Zoom étaient rythmées par les « Tu m’entends ? », « Active ton micro ! » et les apparitions impromptues d’enfants en quête de goûter.

Anglet confinée

La ville d’Anglet déserte était devenue le royaume du silence, comme toute la France. Seuls les bruits de la nature étaient audibles.

Et puis il y a eu les sorties « autorisées ». Cette sensation d’évasion en descendant les poubelles ou en allant acheter une baguette avec une attestation digne d’un visa diplomatique. Sans oublier le jogging, sport national du confinement : des milliers de gens qui n’avaient jamais couru de leur vie sont soudainement devenus des marathoniens du dimanche.
Les Angloys les plus chanceux pouvaient aller jusqu’à la plage se ressourcer pour prendre une bonne bouffée d’iode.

Cinq ans plus tard, on se souvient.

par Alexandra Partager