Julie Rouault, chanteuse engagée, à la soirée caritative du cœur
Julie Rouault, 28 ans, participera à la soirée caritative du cœur, le mardi 21 avril au théâtre Quintaou, à partir de 20h30. Elle sera accompagnée sur scène par des résidents du foyer Permantin de Bidart.
Julie Rouault n’est pas issue d’une famille de musiciens professionnels, mais la musique a toujours bercé son quotidien : aussi bien son père que sa mère chantaient dans les chœurs basques, et son grand-père n’a jamais cessé de chanter lui non plus. « Ça chantait toujours à table. J’ai grandi dans une famille où la culture basque était très présente. Mon grand-père a une très belle voix », confie la jeune femme en préambule de notre entretien.
Ergothérapeute et chanteuse : comment passe-t-on d’un univers à l’autre ?
Julie Rouault : Je suis ergothérapeute depuis 2020. J’ai toujours voulu travailler avec des enfants en situation de handicap. C’est en terminale au lycée Villa Pia que j’ai vraiment découvert ce monde-là, lors d’un voyage à Lourdes pour accompagner des personnes en situation de handicap. Ces quelques jours m’ont profondément marquée et je suis revenue transformée par ces rencontres. En tant qu’ergothérapeute, mon rôle est de rendre les personnes les plus autonomes possible. C’est un métier très utile, qui génère beaucoup de reconnaissance. En parallèle, je chantais et la chanson a pris de plus en plus de place dans ma vie.
À quel âge avez-vous commencé à chanter ?
J. : J’ai toujours chanté. J’ai pris mes premiers cours de chant à 15 ans, du chant lyrique au conservatoire. Puis, à 18 ans, j’ai intégré l’orchestre Arpège, avec lequel nous nous produisons dans les fêtes de village. J’ai également rejoint une troupe de cabaret, Anna Smile. Les propositions ont vite afflué : mariages, soirées en restaurant, animations, apéritifs cocktail… Ça marchait tellement bien que j’ai basculé : je suis devenue intermittente du spectacle. Mais je garde un pied dans mon premier métier. je suis encore ergothérapeute un jour par semaine, le mercredi auprès d’enfants.
Quel est votre univers musical ?
J. : Je dirais une pop touchante par les paroles, sincère. Je viens d’ailleurs de sortir un album intitulé Eklore, dans lequel je me livre beaucoup.
Votre métier d’ergothérapeute vous a rendue sensible au handicap. Comment cette sensibilité se traduit-elle dans votre parcours artistique ?
J. : Dans mon album, deux chansons parlent du handicap : Sensibilité et Ekhi. Sensibilité a été écrite en collaboration avec le foyer Permantin de Bidart. J’y ai travaillé il y a trois ans, et nous avions créé un spectacle avec les résidents, de jeunes adultes atteints de handicap mental. Je me suis attachée à eux, ils sont devenus mes amis.
Durant la soirée caritative du Cœur, vous invitez ces résidents à chanter avec vous ?
J. : Ils apparaissent dans mon clip, et je les amène sur scène dès que c’est possible. Nous chanterons ensemble Sensibilité. Nous avons déjà répété plusieurs fois.
Que représente pour vous cette soirée caritative ?
J. : J’ai toujours eu besoin d’aider les autres. Donner de mon temps pour une bonne cause, ça me paraissait tout simplement logique.
Quels sont vos projets à venir ?
J. : Je souhaite faire connaître mon album et sillonner le Pays basque pour le défendre sur scène. Mon prochain concert aura lieu le 15 mai à San Sébastien. Puis en juin, je serai en résidence aux Écuries de Baroja avec Olivier Daguerre pour travailler la scénographie.
Pour info
Quand : Mardi 21 avril, conférence à 18 h30, concert à 20h30
Où : Théâtre Quintaou
Combien : entrée gratuite pour la conférence. Concert : 10 € l’entrée – Gratuit pour les moins de 12 ans
Réservation à l’office de tourisme d’Anglet ou en ligne sur anglet-cotebasque.com
Julie et les résidents de Permantin