Sur le tournage du film La Faille à La Barre
Vingt jours de tournage au Pays basque, dont deux à Anglet. Nous avons rencontré l’équipe du film La Faille sur le deck de La Barre.
Anglet, terre de tournage… En pleine période estivale, l’équipe de La Faille a choisi plusieurs sites de la ville pour tourner certaines scènes de ce long métrage, dont la sortie est prévue avant le Festival de Cannes 2027. Rencontre avec Émilie, la productrice du long-métrage
Pourquoi avoir choisi Anglet comme lieu de tournage ?
Émilie : Ma société de production, Améthyste Films, est basée à Bordeaux et nous recherchions des décors dans la région. J’ai fait appel à Carmen, régisseuse générale, qui vit au Pays basque, pour effectuer les repérages. Nous avions besoin de paysages mêlant océan et montagne, mais aussi de lieux au caractère maritime et industriel. Pour certaines scènes, nous cherchions un décor assez dépouillé, calme et ouvert sur le large. Le deck de La Barre s’est imposé comme une évidence.
Quand ont eu lieu les repérages ?
É. : Nous avons réalisé les repérages au mois de juin. Carmen avait déjà effectué un important travail de recherche en amont afin d’identifier les lieux correspondant aux besoins du scénario.
Comment un lieu du quotidien se transforme-t-il en plateau de tournage ?
É. : La Faille est un film très naturaliste. Nous cherchons avant tout des décors authentiques, qui racontent quelque chose par eux-mêmes. Nous transformons très peu les lieux : c’est justement leur réalité qui nous intéresse.
Combien de scènes sont tournées à Anglet ?
É. : Le tournage se déroule sur vingt jours au Pays basque, dont deux à Anglet. Ici, nous tournons un peu moins d’une dizaine de scènes.
Quels acteurs sont présents sur le tournage angloy ?
É. : Nous retrouvons Eva Yelmani, une jeune actrice très prometteuse que l’on a pu voir notamment dans Dites-lui que je l’aime de Romane Bohringer. Elle partage l’affiche avec Cédric Kahn, acteur, scénariste et réalisateur reconnu dont le douzième long-métrage, Le Procès Goldman a obtenu 8 nominations aux César en 2023.
Combien de personnes travaillent sur le film ?
É. : L’équipe technique compte vingt-cinq personnes. C’est un effectif relativement réduit, ce qui correspond à l’esprit de ce projet indépendant.
Quel est le principal défi de cette production ?
É. : Le financement. Nous travaillons avec un budget inférieur à 500 000 euros, ce qui reste très modeste pour un long métrage. Il faut donc faire preuve d’inventivité à chaque étape. D’ailleurs, si certains lecteurs souhaitent nous soutenir, nous les accueillerons avec plaisir ! (rires)
Comment se passe le tournage à Anglet ?
É. : La Ville est très facilitatrice et c’est un vrai plaisir de travailler ici. Les échanges sont simples, les réponses arrivent rapidement et les démarches sont fluides. Nous avons également reçu un accueil extrêmement chaleureux de la part des habitants. Certains nous ont aidés pour les décors ou pour trouver des lieux de tournage. Cette bienveillance contribue largement aux bonnes conditions du tournage.
Un dernier mot sur Anglet ?
É. : C’est un territoire qui offre une grande diversité de paysages sur un périmètre restreint. Entre l’océan, la forêt, les espaces urbains et la proximité des montagnes, c’est un formidable terrain de jeu pour le cinéma.