De la plage à l’atelier, Charlotte passe en mode labo avec Makadam Poppins

Ici ça bouge Une ville de Talents Littoral

17 juin 2026 3 min

Épisode 3 : Après avoir testé ses prototypes grandeur nature sur le sable des Sables d’Or lors de l’épisode précédent, Charlotte, étudiante en fin d’études au lycée Cantau, a rendez-vous avec une professionnelle Camille, créatrice de Makadam Poppins.

Charlotte passe à la vitesse supérieure. Pour affiner son projet de « nappe de partage » pour la plage et affronter sereinement le jury fin juin, la jeune femme a ressenti le besoin de se confronter au monde réel. Elle a poussé la porte de Pepiteko, une boutique de créateurs locaux à Bayonne, pour y chercher un regard professionnel, au-delà du cadre académique de ses professeurs. C’est là qu’elle a rencontré Camille.

Camille : L’expertise d’une « ancienne » du lycée Cantau

Le courant est immédiatement passé entre les deux femmes, et pour cause : elles partagent la même formation initiale au lycée Cantau. Aujourd’hui, Camille est une professionnelle accomplie qui mène une vie créative depuis son atelier de Bayonne. Elle a fondé la marque Makadam Poppins, sous laquelle elle dessine, sérigraphie à la main et produit en petites séries des accessoires colorés, graphiques et durables (sacs bananes, plaids, chaussettes). Elle met également ses compétences de designer graphique (diplômée des Beaux-Arts) au service d’autres marques pour créer des motifs exclusifs et des collections sur-mesure (prêt-à-porter, swimwear, décoration). Enfin, elle dispense des cours de sérigraphie lors des ateliers en partenariat avec le Service Jeunesse de la ville d’Anglet.
C’est cette riche expertise que Camille a généreusement accepté de mettre au service de Charlotte.

Dans le secret de l’atelier : Matières brutes et crash-tests techniques

En ce lundi de mai, c’est leur quatrième séance de travail dans le petit atelier de Camille, un espace qui regorge de tissus et d’outils en tout genre. Charlotte est arrivée les bras chargés de coupons de tissus mais également avec sa notice explicative sur son ordinateur.
Ses matériaux de base ? Des voiles publicitaires recyclées, offertes par le service communication de la Ville d’Anglet, qui a immédiatement trouvé judicieux de soutenir l’initiative de l’étudiante en textile. Face au dynamisme de Camille qui répond du tac au tac, Charlotte pose toutes ses questions techniques.

L’étudiante souhaite imprimer de grosses gouttes sur sa nappe et ses assises. Elle a apporté son encre, mais les premiers tests sur la voile publicitaire s’avèrent peu concluants. Camille, qui maîtrise la sérigraphie sur le bout des doigts, la rassure et lui propose de lui fournir l’encre adéquate pour ce support si particulier.
Vient ensuite le dilemme de la couture : « Penses-tu que je doive surjeter la voile ou est-ce que j’assume le côté brut ? » demande l’étudiante. À chaque interrogation, la professionnelle apporte son œil affûté et ses conseils avisés.

Cap sur le jury de fin d’études

Après deux heures d’échanges passionnés, Charlotte repart de l’atelier reboostée, avec des réponses précises à ses doutes techniques. Il ne lui reste plus qu’à filer terminer sa nappe de partage. Prochaine et ultime étape : la présentation devant le jury à la fin du mois de juin. On croise les doigts !

par Alexandra Partager