Delphine termine 3e aux championnats du monde de pole dance
Après avoir raflé pour la seconde fois le titre de championne de France Master 50+ de pole dance, l’Angloye Delphine Gault a terminé sur la troisième marche du podium aux championnats du monde qui ont eu lieu à Barcelone.
A 53 ans, Delphine Gault, architecte d’intérieur dans sa vie d’avant, a remporté la médaille de bronze des championnats du monde de pole dance. Quelques mois auparavant elle avait été sacrée championne de France dans la catégorie Master 50+. Il s’agit de la seconde médaille d’or accrochée à son palmarès après celle de 2021. Épanouie grâce à sa nouvelle discipline sportive, Delphine revient sur ses débuts timides.
Comment avez-vous découvert cette discipline ?
Je travaillais à Paris en tant qu’architecte d’intérieur. En 2009, j’étais à un tournant de ma vie, dans une période de doutes. Lors d’une soirée, il y avait des animations artistiques et notamment une démonstration de pole dance. J’ai été complètement happée et enthousiasmée par la beauté de cette discipline. J’avais également envie de pratiquer une activité sportive, mais je n’avais rien trouvé qui me plaisait. La jeune femme qui avait fait la démonstration m’a proposé de venir essayer. Pensant que je n’y serai pas à ma place, j’ai mis plus d’un mois à téléphoner.
Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette discipline ?
Je n’étais pas du tout sportive. J’ai toujours aimé la danse, sans jamais oser en faire. Mais la pole dance c’était plus que de la danse. C’est une discipline sportive, acrobatique, dansée, artistique, créative. On travaille le cardio, les muscles. On défie les lois de la pesanteur. C’est très complet.
Finalement la pole dance est un sport à part entière ?
La pole dance est affiliée à la fédération française de danse depuis 2018.
Que vous a apporté la pole dance ?
A cette époque-là, j’étais perdue, je ne savais plus qui j’étais. Les premières séances n’ont pas été faciles, car j’étais mal à l’aise. Mais je m’y suis rapidement sentie bien. La pole m’a permis de faire table rase, elle a été comme un facteur libérateur. Elle a dévoilé ma personnalité. Je me suis même découvert un talent de créatrice car je fabrique tous mes costumes. Elle me permet également d’être plus tonique, d’avoir moins de douleurs de dos par exemple, d’être en bonne forme physiquement. Je me suis rendue compte que l’activité physique est indispensable aussi bien pour le physique que pour le psychique. Ce qui est incroyable avec la pole dance, c’est qu’on arrive à faire des figures qu’on pensait être incapable de faire. C’est très gratifiant.
La pole dance occupe une place importante dans votre vie ?
Effectivement, cette discipline est très addictive. Elle m’a révélée. J’ai décidé de faire de mes hobbies mon métier. Depuis 2017, je suis coach sportive diplômée. J’ai également passé mes certifications de pilates et de pole dance.
Vous enseignez la pole dance ?
Oui. Aujourd’hui, j’enseigne le pilates, la souplesse, la pole dance mais je donne aussi des cours de stretching en entreprise ou chez des particuliers. J’organise des séances en extérieur, sur la plage d’Anglet. Si des personnes souhaitent participer, qu’elles n’hésitent pas à me contacter. Je fais aussi des démonstrations de Pole dance pour des événements privés ou publics. J’ai mon podium et je me déplace en fonction des besoins.
Quels retours avez-vous de vos élèves ?
Je reçois énormément de demandes et les retours sont très positifs. La plupart de mes élèves sont les femmes, même si quelques hommes pratiquent la pole dance. Les jeunes femmes sont, comme moi autrefois, très timides, n’osent pas. Je les mets en confiance. Je leur apprends le B.A.-BA. Elles découvrent l’agrès. Il y a une barre fixe et une part qui tourne. J’enseigne en parallèle la technique et la force. Tout le monde y arrive. Certaines me disent que les cours de pole ont changé leur vie. Mon métier c’est de rendre les gens heureux, qu’ils soient bien dans leur corps et dans leur tête.
Vous en avez fait votre métier, mais vous avez aussi participé à des compétitions ?
Lorsque j’ai commencé la pole, ma professeure, elle-même championne de France à l’époque, m’a dit que j’avais beaucoup de potentiel, mais je n’y avais pas prêté attention. Et puis, à 50 ans, je me suis lancée. Sans pression, j’ai franchi les étapes jusqu’à remporter la médaille d’or en 2021. Cette année aussi j’ai raflé le titre de championne de France. Aujourd’hui, je peux également montrer avec fierté ma médaille de bronze des championnats du monde.Je suis aux anges. Être sur le podium et obtenir une note supérieure à ma participation précédente, faire partie de cette magnifique équipe de France, partager une incroyable aventure sportive, mais aussi une aventure humaine qui nous porte si loin. Je ne pouvais pas être plus heureuse !
Contact
Pour contacter Delphine Gault : delphine sport santé