Eolya, l’homme-orchestre qui fait vibrer l’invisible
Une ville de Talents Culture Portrait Dossier Anglet et la musique
Artiste sensible installé à Anglet, Eolya tisse une musique spirituelle et organique. Avec son nouvel album S’unir, il livre une œuvre intime, vibrante d’amour, d’espoir et de lumière.
Son nom Eolya n’est pas un pseudonyme choisi au hasard. Il est né au retour d’un voyage au Nicaragua, à la rencontre de tribus amérindiennes dont la tradition veut que le véritable prénom se révèle en rêve. « Ce voyage m’a profondément marqué. Quand ce nom m’est apparu, j’ai su qu’il faisait partie de moi. » Un souffle, une évidence, qui deviendra son identité artistique.
D’un parcours électrique à la quête
Bercé par la musique dès l’enfance — son père joue de la guitare — Eolya débute par la guitare électrique et explore des univers très variés. Mais il y a une quinzaine d’années, son installation à Anglet marque un tournant. « C’est ici que je me suis ouvert à une musique plus spirituelle, plus connectée à l’essentiel. » La ville devient un ancrage, un espace propice à l’écoute intérieure.
L’homme-orchestre, par curiosité
Eolya est aujourd’hui reconnu comme un homme-orchestre, capable de jouer de plusieurs instruments simultanément. Une polyvalence qu’il revendique pleinement. « Je suis un touche-à-tout. J’aime comprendre, expérimenter, créer mes propres sons et mes propres textes. » Il compose, mixe, joue du piano relié à des instruments virtuels, manipule des instruments venus des quatre coins du monde : didgeridoo, vielle à roue, luth-oud, handpan… Une curiosité nourrie par l’inspiration de Xavier Rudd, qui lui a révélé la possibilité d’un langage musical total.
Des univers multiples, une même intention
Barde chantant, musicien tribal celtique, explorateur du handpan… Eolya navigue entre plusieurs univers. Il chante en français, en anglais, mais aussi en vieux norrois, la langue des Vikings, choisissant chaque langue selon l’énergie et le message à transmettre. « L’intention que je mets dans le chant renforce les vibrations de ma musique. »
S’unir, l’album du cœur
Avec S’unir, Eolya ose une parole plus intime. Pour la première fois, il chante en français pour s’adresser directement à ceux qui le suivent. « C’est un album très personnel, né d’une mélancolie créatrice. » Il y évoque la séparation, les déceptions, les espoirs, le pardon envers soi-même. Deux titres le touchent particulièrement : Un souffle, accompagné d’un film d’animation qui va « du noir à la lumière », et Les amoureux, symbole d’une union sacrée entre le féminin et le masculin, magnifiquement représentée sur la pochette de l’album.
Jouer avec le public, jamais pour lui
Sur scène, Eolya ne cherche pas l’interaction construite. « Je joue avec le public, pas pour lui. J’envoie une intention, de l’amour, de l’énergie, et ça me revient. » Il se sent au service, dans une forme de communion. Une approche renforcée par son passage à The Voice, où une coach vocale l’aide à considérer sa voix comme un instrument à part entière.
Transmettre, relier, espérer
Défenseur de la nature, inspiré par les forêts, les océans et les esprits du vivant, Eolya rêve désormais de musique de film ou de jeux vidéo, et de collaborations orchestrales. Mais avant tout, il souhaite offrir « un cocon musical ». « J’ai envie que les gens se sentent compris, touchés, reliés à leurs émotions. »
Une musique comme un souffle partagé, la musique de l’âme.
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